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                          Et si on en parlait… au rendez-vous du lundi ?

 

 

 

Le Scrabble ne fait plus recette auprès du grand public.            Quel avenir pour les clubs ?

 

 

 

Chacun s’accorde à dire que le Scrabble est le jeu préféré des Français. Cette notoriété lui confère une image populaire qui devrait se traduire par une forte fréquentation des clubs. Or, les statistiques 2010 font apparaître que le nombre de licenciés a baissé globalement de 2% par rapport à 2004, soit la perte d’un peu plus de 300 licenciés, après une hausse de 4,5% enregistrée entre 2000 et 2004.

 

L’effectif global des licenciés est donc en régression mais une analyse détaillée permet d’observer un resserrement de la pyramide des âges qui est plus inquiétant pour l’avenir.

 

Analyse de l’effectif des licenciés en 2004  15.846 licenciés  

 

  • Licenciés < 21 ans (1)                                973          6,14%
  •  Licenciés entre 21 et 60 ans                5.438         34,32%
  •  Licenciés entre 61 et 70 ans                4.272         26,96%
  •  Licenciés entre 71 et 80 ans                4.111          25,94%
  •  Licenciés > 80 ans                                1.052          6,64%
  •  Vermeils + Diamants                         9.435          59,54%

 

(1)   Cette catégorie ne comprend pas les poussins dont la licence est gratuite

 

Analyse de l’effectif des licenciés en 2010    15.536 licenciés

 

  • Licenciés < 18 ans (1)                              649            4,18%
  • licenciés entre 18 et 60 ans                 3.957          25,47%
  •  Licenciés entre 61 et 70 ans               4.977         32,04%
  •  Licenciés entre 71 et 80 ans               4.146         26,69%
  •  Licenciés > 80 ans                              1.807          11,63%
  • Vermeils + Diamants                       10.930         70,35%      

 

(1)   a limite d’âge a été modifiée entre 2004 et 2010 mais cette modification n’a pas d’incidence notable sur les résultats.

 

 Analyse comparative 2004/2010

  • Licenciés < 18ans (1)                          -   324         -33,30%
  • Licenciés entre 18 et 60 ans              -1.481         -27,23%
  • Licenciés entre 61 et 70 ans              + 705        +16,50%
  • Licenciés entre 71 et 80 ans              +   35         + 0,85%
  • Licenciés > 80 ans                            + 755         + 71,77%
  • Vermeils + Diamants                    +1.495          + 15,85%

(1)     

Analyse générale

 

ü  L’effectif < 18 ans perd 1/3 du nombre de ses licenciés (973 en 2004 pour 649 en 2010). Cette catégorie d’âge représente 4% du nombre total des licenciés en 2010.

 

ü  Effondrement de plus d’1/4 de l’effectif de 18 à 60 ans qui a « fondu comme neige au soleil » (-1.481 licenciés). La plus grosse baisse est celle de 18 à 50 ans (21 à 50 en 2004) avec une perte de 960 licenciés, soit 37,44% de son effectif.

 

La catégorie des licenciés < 60 ans correspond à des personnes en activité professionnelle. Il est donc probable que des motifs à caractère professionnel, social ou familial soient la principale cause de cette désaffection. Toutefois, ces raisons ne sont pas la seule explication de l’effondrement du nombre des licenciés de cette catégorie d’âge dont nombre de personnes s’investissent dans d’autres activités ouvertes à la compétition comme les échecs ou le bridge.  

 

ü  La tranche des vermeils 61 à 70 ans progresse de 16,50% avec 705 licenciés supplémentaires par rapport à 2004, malgré une baisse importante de l’effectif de 51 à 60 ans (-521 licenciés, soit 18%) qui n’a donc pas contribué à un transfert massif de ses licenciés en limite d’âge.

 

Compte tenu de l’âge de la retraite à 60 ans, cette poussée d’adhésion est logique mais, dans les années à venir, quelle sera la conséquence avec un départ en retraite à 62 ans ? La perte de deux années sur une catégorie de licenciés qui participent activement aux épreuves régionales et fédérales ne sera pas, a priori, compensée par une plus forte fréquentation aux compétitions des licenciés > 70 ans.

 

La comparaison des chiffres 2010/2004 prouve déjà que le déficit du nombre de licenciés de 71 à 80 ans par rapport à ceux de 60 à 70 ans s'est fortement creusé entre 2004 et 2010 (-831 licenciés en 2010 contre -161 licenciés en 2004).

 

Cette incidence, si elle devait se confirmer ou s’accentuer, entraînerait donc une baisse de ressources financières qui s’ajouterait à celle due aux effets induits de la réforme du classement des joueurs, si rien n’est fait sur ce point. Sans avoir les yeux rivés sur la balance des comptes de la Fédé, comme seul indicateur de son activité, il ne faut pas perdre de vue, non plus, que plus de 70% de ses revenus sont constitués par les droits d’inscription aux épreuves, c'est-à-dire par une population de licenciés intéressés par la compétition.

 

Je ne dispose pas de chiffres nationaux sur ce point mais chaque Président de club peut facilement les apprécier pour son club. Si je reprends l’évaluation « à la louche » de Thierry Chincholle dans son commentaire sur la dernière tribune, 10.000 licenciés ne s’intéressent pas à la compétition, soit au maximum 6.000 licenciés qui participent aux tournois (environ 30% sur un effectif de 15.536 licenciés en 2010).

 

Cela revient à dire globalement, qu’un licencié qui arrête la compétition provoque une perte financière minimum d’environ 150€ (droits d’inscription annuel : 890.000€/6.000 joueurs). C’est la réalité économique d’une entité qui n’est pas une petite association de quartier et qui a des engagements financiers à respecter, à l’égard de ses salariés, notamment.

 

ü  L’effectif de la catégorie d’âge 71 à 80 ans ne progresse pas. L’évolution est surprenante car, à priori, cette catégorie devrait logiquement bénéficier du passage des vermeils qui sont « fidélisés » depuis de nombreuses années. En 2004, le nombre de licenciés de ces deux catégories est relativement égal. La tranche 71 à 80 ans représente environ 96% des vermeils. En 2010, elle ne représente plus que 83%, alors qu’elle devrait être normalement en augmentation compte tenu de la progression de l’effectif 61 à 70 ans et de l’évolution constante du vieillissement de la population.

 

ü  Forte augmentation de l’effectif > 80 ans qui progresse de plus de 70%. Toutefois, cette progression en pourcentage ne doit pas cacher le différentiel en nombre de licenciés de cette tranche d’âge (1.807 licenciés) par rapport à celle 71 à 80 ans (4.146 licenciés), soit une différence de 2.339 licenciés représentant une perte de 55% d’effectif.

 

ü  En 2004, l’effectif cumulé vermeils et diamants représente 60% des licenciés. Il est de 70% en 2010, traduisant en 6 ans un net vieillissement de l’effectif des licenciés et le resserrement de la pyramide des âges.  

 

Conclusions

 

Par rapport à 2004, la Fédé enregistre en 2010 une baisse globale apparente d’environ 300 licenciés. Seulement, si l’on retient la tranche d’âge de 18 à 80 ans, celle qui participe aux épreuves régionales et fédérales et qui représente 13.080 licenciés, soit 85% de l’effectif total, la perte d’effectif est de 741 licenciés, soit 5% des licenciés.

 

Dans son programme aux élections 2007, Daniel Fort déclarait « La croissance du nombre de licenciés est indispensable, faute de quoi notre fédération sera bientôt en réel danger». Il n’avait pas tort car l’analyse des chiffres 2010 démontre que depuis six ans l’effectif a diminué et que les années à venir laisseraient plutôt prévoir une aggravation de cette baisse ! Quel avenir pour les clubs ?

 

De nombreuses raisons peuvent expliquer la perte d’effectif et la réticence de licenciés à s’inscrire dans les épreuves officielles. Parmi les principales causes qui peuvent être recensées, le budget annuel consacré à la participation des tournois et festivals est, sans aucun doute, un facteur déterminant. Le découragement de joueurs, confrontés à un vocabulaire de mots d’expressions populaires des différents pays de la FISF et des anglicismes est réel. Le dictionnaire Scrabble est peut-être trop riche en mots qui ne sont pas repris dans les jeux de lettres traditionnels français. Toutes ces causes de découragement sont particulièrement ressenties chez les nouveaux licenciés. De plus, la fréquence de renouvellement de l’ODS tous les quatre ans n’est-elle pas trop rapide, ne laissant pas assez de temps aux joueurs pour assimiler ceux de l’ODS précédent ?

 

L’avenir des clubs ne se pose évidemment pas à court terme mais il faut savoir anticiper et être réactif quand les indicateurs démontrent qu’il y a une tendance négative qui s’amorce. Une situation qui obligera le futur président de la Fédé à mettre en œuvre une réflexion nationale pour définir une politique de développement efficace et innovante !

 

 

Cordialement

 

Gérard Bellec

S24

 

Les licenciés qui le souhaitent peuvent laisser un commentaire sur le blog ou m’envoyer un mail à : gebellec@gmail.com.

 

 

 

 

 

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Commentaires: 6

  • #1

    Hervé Bohbot (lundi, 25 avril 2011 01:12)

    Bonjour,
    il y aurait beaucoup à redire sur cette analyse où les statistiques sont assez maltraitées. La différence brute entre 2004 et 2010 n'est pas significative : en 2008 (15877), il y avait plus de licenciés qu'en 2004 que vous prenez comme référence... Pourquoi 2004 d'ailleurs ? Parce qu'en 2003, il y avait 15153 licenciés... soit entre 2003 et 2010 une AUGMENTATION de 4,5%, ce qui ne colle pas avec votre thèse et montre une certaine propension à manipuler les chiffres.... Entre 2006 (16115) et 2007 (15844), la variation est à peu près la même qu'entre 2004 et 2010.
    En fait, le nombre de licenciés est STABLE sur une période de 10 ans.
    Ce qui est avéré, c'est que la fédération vieillit: cela est d'ailleurs une CONSTANTE depuis que les statistiques existent.
    Mais ce n'est pas une fatalité... cela dépend de chaque club (et non de la fédé...) : à Montpellier, on a plein de nouveaux et ils sont motivés, la moyenne d'âge est passée de 64 à 60 ans en 4 ans pour toujours environ 75-80 membres. Et ils n'ont pas peur des mots de l'ODS (encore un phantasme !! il y a eu une étude la-dessus qui a montré que seulement DEUX pour cent des joueurs nous ont quitté 'à cause' de l'ODS).
    Convivialité, ouverture vers l'extérieur, saine émulation et ça marche...

  • #2

    Dessard Guy (lundi, 25 avril 2011 01:41)

    Bonjour Gérard.
    Ton exposé met en effet en évidence le problème des licences.
    Je ne pense pas que le vocabulaire trop nombreux, trop poussé ou trop farfelu soit un motif d'abandon. On critique un peu, et puis on s'adapte, il faut bien. C'est un jeu, in fine.
    Et quand on voit les limitations effarantes d'autres dicos, on se félicite d'avoir un ODS que je qualifie de formidable.

    Je pense que le problème financier rebute beaucoup de personnes, car beaucoup me semblent être pingres et rechignent à dépenser un maravédis de trop, surtout ici en Vendée où je fréquente tous les milieux où on joue au Scrabble. Il y a beaucoup de clubs qui jouent en duplicate, mais qui restent à l'écart de la fédération, entre autre pour des motifs d'argent.
    Bien que le problème financier soit aussi réel, objectivement, pour beaucoup de personnes qui aimeraient participer (plus), mais qui n'en ont vraiment pas les moyens. La France est un grand pays, et les déplacements se mesurent vite en centaines de kilomètres.
    Sans parler des augmentations régulières des coûts des voyages,
    carburants, péages, logement et alimentation.
    Aller jouer une semaine à Vichy, à Aix ou à Cannes surtout, il faut en avoir les moyens ! Et il faut aussi alimenter les dotations des meilleurs joueurs, pardi, chose qui est réfutée par plusieurs, notamment par tous les Belges.

    La cause fondamentale me semble être plus du côté psychologique. J'omettrai ici la tendance à l'élitisme que l'on rencontre sous différents aspects, notamment quand un journaliste désire interviewer, c'est toujours auprès d'une vedette qu'il cherche à s'adresser. Il suffit aussi de voir le nombre écrasant de photos de podiums arborés de coupes, et le tout petit nombre de photos de salles de jeu, en club ou en tournoi. Cela peut en fatiguer et décourager plus d'un !
    Mais le problème psychologique principal est ailleurs.
    Le Scrabble duplicate est un des rares jeu, si pas le seul, où le joueur est totalement responsable de son résultat. On ne joue pas contre quelqu'un, on ne peut rejeter la faute sur un équipier ou même sur le hasard, on est son propre décideur.
    Et pour s'y risquer, et aussi pour y persévérer, il faut donc posséder DEUX qualités majeures, le courage ET la modestie.
    Selon moi, la cause fondamentale des difficultés, d'une part à recruter de nouveaux joueurs et d'autre part à garder les anciens, réside dans le fait qu'à notre époque ces deux qualités conjuguées deviennent de plus en plus rares.
    On ne pourra redresser cette situation que le jour où les médias, journaux et télévision, parleront de notre jeu.
    Et puis c'est vrai aussi, pour jouer au Scrabble il faut un peu plus dans la tête que pour jouer au loto !
    Avec toutes mes amitiés. Guy

  • #3

    L'HÔTE (lundi, 25 avril 2011 10:44)

    Président du Scrabble Club de Forbach, j'adhère tout à fait aux commentaires de Hervé et Guy ci-dessus. Je pensais dire un peu la même chose mais ils l'on fait beaucoup que je n'aurais pu le faire. Les statistiques sont faciles à manipuler et il faut toujours se méfier des commentaires qui en découlent et surtout des conclusions qu'on pourrait en tirer, cela peut être un élément de réflexion, ce n'est JAMAIS une preuve pour étayer une théorie. Quant aux causes évoquées dans la tribune pour expliquer la prétendue désaffection, elles me paraissent plus polémiques que réelles.

    Patrick L'HÔTE

  • #4

    Patrick Gagnard (lundi, 25 avril 2011 13:41)

    Je crains hélas que le président de la fédé et son équipe n'ait pas grand-chose à voir avec les stats détaillés plus haut. HB l'a dit, je l'ai déjà écrit dans les 2 tribunes précédentes, le recrutement et la fidélisation des licenciés dépend bel et bien du club et de l'équipe dirigeante.
    La baisse des licenciés était déjà la préoccupation de l'ancien président de la fédé (avant D.Fort donc), et sa campagne était largement basée autour de ce constat. Et ce n'est pas non plus lui faire injure que de dire qu'il n' a pas plus réussi que les autres.
    Pour revenir aux clubs, je pense qu'il y a également un problème au sein même des gouvernances. Souvent, les présidents de clubs sont fatigués, à juste titre, usés par des années de bénévolat et pas forcément récompensés en retour de l'investissement consacré,et surtout qu'ils ne trouvent pas de remplaçants pour continuer la mission.
    Sans doute faudra-t-il revoir ou s'intéresser un peu plus à la motivation de tous ces présidents(es). La réponse se trouve quelque part au niveau de leur comité respectif. Il est vrai que la promotion n'est pas le cheval de bataille de tous...

  • #5

    BRUGEILLE Alain (lundi, 25 avril 2011 19:57)

    Analyses intéressantes, que l'on prenne 2004 ou 2005 comme référence de départ. 2 remarques :
    1 - un ODS formidable ! je n'irai pas jusque là car il a un gros défaut : il ne donne pas l'analyse de nombreux mots et pas seulement des mots connus de tout le monde !
    2 - Le scrabble est un sport de vieux, il faut se faire une raison ! recrutons donc chez les plus de 60 ans (62 ans même - enfin, chez les retraités qui ont plus du temps).
    Le scrabble n'est cependant pas prêt de s'éteindre ; il est même très présent dans les maisons de retraite et les maisons de quartier. Ceci dit, la clientèle qui nous intéresse est celle qui n'y est pas encore ! le scrabble est une discipline de prévention de la dégénérescence des cellules et devrait être à ce titre encouragée et subventionnée par nos autorités responsables ! Certaines mairies l'ont compris mais ce n'est pas suffisant.

  • #6

    COURDIOUX Emmanuel (mardi, 01 mai 2012 13:57)

    On peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres, mais il n'est pas besoin d'être matheux pour comprendre que le renouvellement des effectifs ne se fait pas par la base et que la population de licenciés viellit avec les années qui passent.
    On a entamé une spirale infernale baisse des revenus vs baisse de la fréquentation des compétitions rémunératrice des finances fédérales.
    Guy a très bien stigmatisé les problèmes de coût de la discipline pour ceux qui souhaitent obtenir un classement représentatif.
    30€ de licence c'est négligeable en regard des centaines d'euros à dépenser pour y arriver.
    1 SM par semaine à 0,75€ fait déja doubler le coût annuel et il n'intervient pas dans le classement des SN.
    Pour Vichy 100 € d'inscription induisent une dépense d'hôtellerie (chambre et repas)de l'ordre de 3 fois plus.
    Sachant que le diviseur minimum implique de faire au moins 2 compétitions importantes dans la saison, il y a de quoi décourager toutes les bonnes volontés d'autant plus que ces compétitions demandent une disponibilité complémentaire à eux qui sont encore en activité (je dois prendre 3 jours de congés!)

    Je prône depuis longtemps une conception démocratique de la discipline basée sur un classement au % du top par partie et un socle de compétitions simultanées de proximité ne nécessitant pas de coucher à l'hôtel pour obtenir un classement
    représentatif laissant à ceux qui ont les moyens le loisir de l'améliorer dans de telles occasions.
    La seule obligation est de définir un système d'arbitrage et un cahier des charges assurant la régularité des compétitions locales pour éviter les injustices.
    Les moyens informatiques existent et j'ai fait des propositions concrètes et réalistes aux instances fédérales.
    L'obstacle majeur reste la notation en raccord dont j'ai proposé le remplacement en lui subsituant une méthode plus acceptable par les inconditionnels du raccord appelée PICLOI.
    Celle-ci est simple efficace et le règlement y afférant est encodable dans DUPLITOP au même titre que la référence alphanumérique permettant un gain de rendement sur le coût d'arbitrage de l'ordre de 3 à 4 !
    Il ne manque qu'une volonté politique affirmée de rompre avec le passé et de profiter des nécesssités financières incontournables pour faire comprendre aux licenciés que sans une telle politique, la fédération mettra la clé sous la porte d'ici quelques années.
    Les coûts dégagés permmettraient de réinvestir dans la promotion et de réamorcer la pompe en donnant une image jeune à notre fédération qui en a bien besoin si elle veut attirer une population qui a tout intérêt à jouer sur ISC pour un coût marginal quasi nul !

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